Malgré sa rusticité, l'olivier est souvent l'objet d'accidents ou la proie de parasites divers.
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LES GELEES Des températures inférieures à 8,10 degrés au-dessous de zéro causent déjà des dégâts aux brindilles et jeunes pousses. Vers 12 15 degrés au-dessous de zéro, la charpente entière peut être détruite. Les froids les plus redoutables sont ceux d'hiver, surtout s'ils sont accompagnés de verglas ou suivis d'un dégel rapide. Le froid sec est moins dangereux qu'une gelée se produisant au cours d'une période d'humidité. Les gelées tardives de printemps peuvent nuire à la floraison, mais cet accident est rare. En cas de gel, il y a lieu de pratiquer une taille sévère jusqu'au niveau du mal et au besoin d'aller Jusqu'au recépage et à la régénération. |
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LA MOUCHE OU VER DE L'OLIVE (Dacus ole Rossi) C'est un diptère de la famille des Trypétidés d'environ 8 mm. de long. Le Dacus hiverne dans le sol sous forme de pupe, à 5 ou 6 cm. de profondeur. Au cours du printemps, plus ou moins tôt selon la température et en général d'avril à juin dans le Midi de la France, ces pupes donnent naissance à des mouches qui ont une existence de plusieurs semaines. Dès que les olives sont assez développées, vers la fin du mois de juillet, ces mouches pondent dans l'épaisseur de la pulpe un uf par fruit. La larve qui naît de l'uf ronge la pulpe, provoque sa pourriture et entraîne la chute de l'olive. Cette larve se nymphose à l'intérieur de l'olive pour donner une mouche de 2e génération. Au cours de l'été 4 ou 5 générations peuvent se succéder à I), 20 jours d'intervalle. La rapidité d'évolution est favorisée par un degré hygrométrique élevé, ce qui explique que le Dacus soit plus dangereux sur le littoral méditerranéen qu'à l'intérieur. Chaque femelle pond en moyenne 60 uEs, si bien qu'à la 4e ou 5e génération, malgré la mortalité, le nombre d'individus provenant d'une seule mouche de première génération atteint plusieurs centaines de millions. A l'automne, les larves des dernières générations s'enfoncent dans le sol pour se transformer en pupes et y passer l'hiver. Le Dacus est le parasite de l'olivier le plus dangereux. Il peut détruire certaines années go % de la récolte. La biologie du Dacus rend la lutte contre ce parasite très difficile.
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LA TEIGNE C'est un micro-lépidoptère de la famille des tinéidés à trois générations annuelles. La Teigne passe l'hiver sous forme de chenilles invisibles à l'il nu, à l'intérieur des feuilles. Au printemps, peu avant la floraison, ces chenilles reprennent une vie active, se nourrissant quelques jours aux dépens du parenchyme, sortent et attaquent les bourgeons floraux et les jeunes pousses. Après s'être tissées un cocon, les chenilles se métamorphosent en papillons qui vont pondre sur les bouquets floraux non épanouis. Il en résulte une deuxième génération de chenilles qui dévorent les Feurs (coulure). La troisième génération s'attaque aux jeunes olives, pénétrant dans le noyau, dévorant l'amande et entraînant des chutes de fruits en aoûts septembre. La Teigne provoque régulièrement la perte, par coulure et chute de fruits, de 20 à 40 % de la récolte, bien que la pullulation de cet insecte soit freinée par l'Eupelmus urezonus Dalm., chalcidien hypers-parasite dont il a déjà été question au sujet du Dacus. Tous les élevages de Teigne effectués en France depuis plusieurs années par l'un de nous, aux Services Oléicoles, ont été régulièrement parasités par Eupelmus, souvent jusqu'à 50 et parfois jusqu'à 70 %. Deux traitements très efficaces doivent êtres effectués contre la Teigne. Le premier, peu de temps avant la floraison, avec une bouillie à 1 % d'arséniate de plomb, insecticide que l'on peut utilement incorporer dans une bouillie bordelaise à 3 % afin de combattre en même temps le cycloconium (il de paon). Le deuxième, après la nouaison (juin), à l'époque du vol des papillons de deuxième génération, à l'aide d'une bouillie nicotinée mouillante contenant 3oo grammes de sulfate de nicotine pour 100 litres d'eau Il y a lieu de noter, d'autre part, que des captures notoires de papillons de teigne ont été observées dans les gobe-mouches utilisés contre le Dacus. |
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LE NEIROUN (ou Scolyte de l'olivier) (Phlaeotritus scaraboeoïdes Bern.). C'est un coléoptère de la famille des scolytidés, qui creuse ses galeries dans l'aubier à la base des brindilles ou dans les charpentes provoquant 1 arrêt de la sève et la mort des branches attaquées. Il s'installe de préférence sur les arbres affaiblis. Ses dégâts, dus aussi bien à la larve qu'à l'adulte, sont surtout apparents au printemps par la sciure qui est rejetée sur l'écorce au niveau des loges de ponte. Il n'existe pas de traitement vraiment curatif. Il convient de tailler sévèrement les arbres atteints, de détruire immédiatement les bois de taille par le feu et d'apporter une bonne fumure azotée. |
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LE THRIPS DE L'OLIVIER C'est un thysanoptère tubulifère qui passe le plus souvent inaperçu. Il s'attaque quelquefois aux jeunes fleurs et aux boutons non épanouis pique et fait avorter. Mais ses manifestations les plus importantes se révèlent sur les jeunes feuilles et les pousses terminales. Sous les piqûres de l'insecte les feuilles se courbent en forme de crosse, les pousses se déforment et s'arrêtent de croître. Les années de forte invasion, l'arbre prend un aspect rabougri et buissonnant. L'emploi de pulvérisations aux bouillies sulfocalciques à 32 à 36° B, en été, donne d'excellents résultats contre ce parasite, ainsi que l'emploi des esthers phosphoriques. |
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LE PSYLLE C'est un hémiptère de la famille des psyllidés, qui se manifeste par la présence de flocons cireux très blancs à l'aisselle des grappes florales, flocons qui lui ont valu le nom de " coton " ou " blanquet ". Les dégâts du psylle sont toujours très limités et de peu d'importance. |
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LES COCHENILLES COCHENILLE NOIRE (sessetia oleae, Bernard). Cet hémiptère de la famille des Lécanines, spécifique de l'olivier, se rencontre dans tout le bassin méditerranéen. Il est caractérisé par sa couleur brune et présente à la face dorsale une saillie en forme de H. Il prend souvent un grand développement et ses colonies " qui épuisent l'arbre " forment des encroûtements sur les rameaux et les feuilles. En outre, ses sécrétions favorisent l'apparition et l'extension de la fumagine. PARLATORIA (Parlatoria oleae Colvée). Cet hémiptère de la famille des Diaspines, a été signalé dans les vergers de Californie où il constitue le parasite de l'olivier le plus dangereux. Contre les cochenilles, les meilleurs résultats ont été obtenus avec des bouillies à base d'huile blanche " type été " à 1 % contenant, en outre un insecticide de contact (roténone f D.D.T. f H.C.H. f etC.). En cas d'invasion grave, il convient de faire au printemps, avant la floraison trois traitements successifs à 15 à 20 jours d'intervalle. |
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LA ROGNE La Rogne se manifeste par l'apparition, sur les rameaux et les brindilles, de protubérances à surface rugueuse, ayant la grosseur d'une noisette et exceptionnellement d une noix. Cette affection est plus fréquente en Grèce et en Afrique du Nord que dans les zones de cultures septentrionales de l'olivier. Elle a pour conséquence le dépérissement des organes parasités. Elle est provoquée par un bacille " Pseudomonas Stavastanoï " qui pénètre dans les tissus à l'occasion d'une blessure de l'écorce (gel, grêle, etc.). Elle est plus fréquente dans les vergers gaulés. La Rogne est très contagieuse et se transmet par les instruments de taille Il faut donc éviter d'utiliser sur des arbres sains des outils ayant servi à tailler des arbres sans les avoir désinfectés. De plus, pour arrêter l'extension de la maladie, il convient de supprimer et de brûler les branches atteintes. |
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LA FUMAGINE La Fumagine est un complexe formé de plusieurs cryptogames parasites (Capnodium meridionale Arnaud, Capnodium oleae Arnaud, Ceratocarpia cactorum Rolland, Cladosporium herbarum Link, Aureos Basidium pullulens de Barry, Alternaria tenuis Nees, etc.) dont les mycéliums se développent à la surface des feuilles et des rameaux, sur le miellat excrété par la cochenille noire de l'olivier et parfois sur des exsudations dé sève. La Fumagine est fréquente sur les arbres touffus et peut provoquer l'asphyxie de l'arbre. - La base du traitement est la lutte contre la cochenille. Accessoirement on peut hâter la disparition de la Fumagine par une bouillie cuprique à 3 % de Sulfate de Cuivre, contenant 1 % de souffre mouillable. Il est également recommandé de tailler fortement les arbres atteints pour les aérer, et de brûler les bois de taille. |
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L'OEIL DE PAON C'est un champignon parasite qui provoque sur les feuilles adultes l'apparition de taches brunes, jaunissant par la suite, ocellées, arrondies, très caractéristiques. Il s'en suit une chute prématurée des feuilles qui affaiblit 1'arbre. Quelquefois le mycélium se développe sur le pédoncule des fruits et les fait tomber. Deux traitements en mars et en août, à la bouillie bordelaise à 3 % de sulfate de cuivre, et un en hiver viennent facilement à bout de l'il de paon. |
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